La méthode des cas (de l’anglais case studies) est une technique mise au point par des universitaires américains à la fin du XIXème siècle, en particulier pour l’enseignement du droit à Harvard Business School ou un peu plus tard vers 1920 à la Harvard Law School pour simuler des situations et placer les étudiants en situation d’acteurs.

Issue de la maïeutique, la technique socratique de questionnement et d’auto-formation, elle n’a atteint l’Europe que vers 1930. Elle est maintenant largement utilisée dans les domaines du droit, de la gestion, en relations et ressources humaines, surtout à l’université et en formation continue.

C’est un des responsables de la HBS (la Harvard Business School) M.T. Copeland, qui a eu l’idée en 1954 d’intégrer à l’enseignement des affaires une méthode que les étudiants en droit utilisaient : analyser des affaires déjà traitées par des tribunaux accompagnées des décisions retenues.

Le problème, c’est que contrairement au droit, les cas de gestion n’avaient pas de réponse légale, de jurisprudence indiscutable. C’est pourquoi dans les autres domaines comme le management et les ressources humaines, ce sont des professionnels considérés comme des experts qui indiquent les solutions à retenir dans les fiches pédagogiques remises aux intervenants.

Elle repose d’abord sur l’idée qu’un apprentissage doit coller à la réalité pour être efficace, idée qui est à la base de tout projet reposant sur une pédagogie active. On peut d’ailleurs voir dans le cartouche de présentation la photo de deux des principaux représentants de la pédagogie active, Émile Jaques-Dalcroze et Maria Montessori.

Voici deux vidéos expliquant la pédagogie à Harvard Business School des études de cas :

https://www.youtube.com/watch?v=Y4j25Pj4JyQ

Et la suite …

https://www.youtube.com/watch?v=JJ7aVrtTbg0