3. Learnings 3ème Partie (samedi 5 avril)

3 cas ce samedi matin (!) … :

Nous travaillons d’abord avec Pr NARAYAN sur une entreprise médicale PolyMedica qui vend en direct des consommables à des patients qui ont des maladies chroniques.

Encore un litige de comptabilisation. Celui-ci est très intéressant, il porte sur l’option de comptabiliser ou non les campagnes d’information ciblée sur des contrats de fournitures à moyen terme, comme un actif ou une dépense. L’argument, c’est la « durée de vie » du client. Celui-ci va en effet acheter pendant plusieurs années. Non seulement l’entreprise peut tracer le retour de chacun de ses investissements en publicité télé via des numéros 0800 spécifiques, mais en plus elle connaît le taux d’attrition de chacun de ses groupes de clients (churn). Dès lors, elle peut donner une vraie valeur à son portefeuille de clients. J’ai notamment raisonné par analogie en comparant cette pratique au rachat d’une pharmacie qui est un actif amortissable : une autre manière de faire des clients.

La classe était vraiment partagée …

Je ne donne pas la réponse bien sûr 🙂

Learnings :

  • Il faut d’abord examiner le Business Modèle pour comprendre les implications financières et puis ensuite plonger dans les comptes.
  • Les règles de comptabilité et leurs applications doivent s’adapter à l’évolution des pratiques.

Chouette cas …

Deuxième cas de la matinée de samedi … on retourne sur Boston Pysicians Device … qui est en forte croissance et qui veut aller à la banque pour financer la construction de sa nouvelle usine …

Device proposée : « CFO should be the obsession of CFO » ! Le premier CFO étant bien sûr le Cash Flow dégagé des opérations.

Learnings :

  • Le Prof a détaillé le bien connu problème des ciseaux qui tuent les entreprises en croissance : clash entre le capital employé et le profit. Si une entreprise est en croissance elle doit faire croître son profit en proportion avec la croissance de son chiffre d’affaire. Une entreprise en forte croissance doit donc augmenter ses prix, pour augmenter ses profits et ralentir sa croissance.
  • Une vraie croissance soutenable est financée en partie suffisante par les profits de l’entreprise.
  • Il faut distinguer les vraies solutions pour éviter l’effet de ciseaux, de tout ce qui est fait pour « gagner du temps ».
  • Grosse interpellation pour nous, agence de développement publique ou fonds de garantie public, qui permettons aux entreprises de plutôt privilégier l’endettement que la recherche de fonds propres pour équilibrer le bilan. A méditer …
  • « Profit is an illusion … cash is reality »
  • Une piste est également la gestion active du « working capital » : inventaires, accounts receivable, accounts payable.
  • Une autre est mieux gérer l’entreprise pour lui faire profiter des économies d’échelle que lui permet sa croissance.
  • Une autre encore est la sous-traitance pour éviter de devoir consommer des fonds propres et des capacités d’endettement dans une usine …
  • … ou encore vendre l’entreprise à une plus grande qui va apporter l’efficience en management.

Enfin, nous avons le cas DATAR … une série de choix en matière d’investissement basés sur l’IRR, le NPV, … etc.

Learnings :

  • Toutes les décisions d’investissement ont un impact sur la valeur de l’entreprise. Donc elles doivent être analysées sur base du concept de Net Present Value de l’investissement.

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